La BCE laisse ses taux directeurs inchangés

La Banque centrale européenne (BCE) a décidé jeudi de laisser inchangés ses taux directeurs

Le conseil des gouverneurs de la BCE a ainsi maintenu son principal taux de refinancement à 4%, niveau qui est le sien depuis le 13 juin 2007. Cette décision était attendue, la BCE ayant réaffirmé sa volonté de lutter prioritairement contre l’inflation.

De son côté, la Banque d’Angleterre a elle aussi laissé jeudi son principal taux d’intérêt inchangé à 5%.

La banque d’Angleterre maintient son taux d’intervention à 5% comme prévu

La Banque d’Angleterre a comme prévu laissé son taux d’intervention inchangé à 5%, tentant de maintenir l’équilibre entre le risque inflationniste et celui d’un ralentissement de la croissance.

Les marchés ne croyaient pas à une baisse des taux cette semaine car l’inflation dépasse d’un point l’objectif de 2% de la banque centrale et risque encore de monter en raison de la flambée des prix énergétiques et alimentaires.

Mais la plupart des économistes pensent que la BoE abaissera encore les taux dans le courant de l’année en raison d’un fort ralentissement économique et des craintes de plus en plus patentes d’un krach du marché immobilier.

La BoE a déjà réduit ses taux à trois reprises depuis décembre.

Les marchés estiment que la Banque centrale européenne (BCE) ne modifiera pas non plus ses taux directeurs.

Barack Obama remporte l’investiture démocrate

Barack Obama a remporté mardi l’investiture démocrate pour l’élection présidentielle de novembre au détriment d’Hillary Clinton, au terme de la campagne la plus longue et la plus serrée de l’histoire récente des Etats-Unis.

“Ce soir, je peux me présenter devant vous et dire que je serai le candidat démocrate à l’élection présidentielle américaine”, a dit Obama devant quelque 32.000 partisans rassemblés à St Paul, Minnesota, à l’issue des deux dernières primaires, dans le Dakota du Sud et le Montana.

“Ce soir nous célébrons la fin d’une période historique avec le début d’une autre - une période qui fera lever un jour nouveau et meilleur sur l’Amérique”, a lancé celui qui a remporté mardi le scrutin organisé dans le Montana, alors que sa rivale gagnait celui du Dakota du Sud.

Le camp Obama avait revendiqué la victoire avant même que les résultats de ces deux primaires ne soient connus, puisque de nombreux superdélégués ont apporté mardi leur soutien au sénateur de l’Illinois, lui permettant de franchir la barre des 2.118 délégués nécessaires pour être désigné lors de la Convention démocrate en août.

Alors qu’Obama se rapprochait du nombre de délégués requis, son équipe de campagne avait exhorté les superdélégués qui ne s’étaient pas encore prononcés à faire leur choix avant la fin des primaires, afin que le sénateur métis de 46 ans puisse annoncer sa victoire dès mardi.

Au cours de la dernière journée des primaires, une vague de soutiens ont afflué. Après qu’une cinquantaine de délégués ont annoncé qu’ils le ralliaient, son équipe de campagne a transmis juste avant la fermeture des bureaux de vote dans le Montana une nouvelle liste de 26 soutiens.

Hausse de l’indice du coût de la vie pendant le mois d’avril

l’Indice du coût de la vie  a enregistré, au terme du mois d’avril et par rapport au mois  précédent, une progression de 1,3%, selon le bulletin mensuel  publié mardi par le Haut Commissariat au Plan (HCP).

Cette variation provient essentiellement des produits  alimentaires dont l’indice a augmenté de 2,5%, explique le HCP,  soulignant que l’indice des produits non alimentaires a, quant à  lui, connu une légère hausse de 0,2% par rapport au mois dernier.

Les indices des autres groupes de produits ont enregistré des  variations relativement faibles sauf pour les groupes “autres  biens et services”, et “Equipements ménagers” dont les indices ont évolué respectivement de +0,3% et +0,6%.

Comparé à son niveau au même mois de l’année précédente,  l’Indice du coût de la vie du mois d’avril 2008 a évolué de +3,7%  au Maroc. Le taux d’accroissement de l’Indice moyen des quatre  premiers mois de l’année 2008, par rapport à celui de la même  période de l’année 2007, s’établit à +2,8%.

Wachovia débarque son patron, dernière victime en date du “subprime”

Le patron de la banque américaine Wachovia, Ken Thompson, a été débarqué lundi par son conseil d’administration, excédé par le parcours difficile de l’établissement depuis le début de la crise, comme déjà avant lui une longue série de dirigeants de banques.

Le départ de M. Thompson après huit années à la tête de la banque de Charlotte (Caroline du nord) est un coup de théâtre, même s’il avait déjà cédé la présidence du conseil d’administration le 8 mai, pour se consacrer entièrement aux activités opérationnelles.

Le conseil d’administration, qui l’a remplacé temporairement par son président, Lanty Smith, n’a pas fait mystère des raisons du départ du dirigeant historique, évoquant “une série de déceptions et déconvenues”.

La quatrième banque américaine par la taille des actifs traverse une passe délicate depuis le début de la crise du “subprime”.

Après avoir vu son bénéfice quasiment réduit à néant au quatrième trimestre 2007, l’établissement est passé dans le rouge au premier trimestre 2008, avec une perte de 708 millions de dollars.

En un semestre, la banque a dû passer pour 4,3 milliards de dollars pour créances douteuses et 2,4 milliards de dépréciations d’actifs.

Ces déconvenues l’ont contrainte à lever 11,5 milliards de dollars auprès d’investisseurs depuis le début d’année pour rassurer les marchés et respecter ses obligations réglementaires en matière de fonds propres.

L’ONE signe un contrat d’électrification rurale de 25 ans avec le Sénégal

L’Office national de l’électricité “ONE” et l’Agence sénégalaise d’électrification rurale (ASER), ont signé vendredi à Dakar, un contrat de concession de 25 ans dans la région de Saint-Louis (nord), rapporte l’agence de presse marocaine Maghreb Arabe Presse (MAP).

Ce contrat a été signé par le directeur général de ONE, M. Younes Maamar, et le directeur général de l’ASER, M. Modibo Diop, en présence des ministres sénégalais de l’Energie, M. Samuel Sarr, et du Budget, M. Ibrahima Sarr, et de l’ambassadeur du Maroc à Dakar, M. Moha Ouali Tagma.

Cette concession confie à l’office l’équipement et la gestion de l’électrification des zones rurales de Saint-Louis-Dagana-Podor, qui font partie de la région administrative de Saint-Louis, situé à 270 km de Dakar.

La région couvre une superficie de 19.000 km2 et compte 16 communautés rurales pour une population de 362.000 habitants et 41.000 ménages.

La procédure de pré-qualification pour cette concession avait été lancée le 13 juin 2005 et l’ONE a été déclaré, le 19 décembre 2006, adjudicataire de l’appel d’offres, face au groupement EDF-Total-Matforce, après un processus transparent salué par les bailleurs de fonds.

Le projet a bénéficié d’un appui financier de 5 millions de dollars de la Banque mondiale sur le montant global des investissements qui sera utilisé comme subvention de base du gouvernement sénégalais au concessionnaire.

L’investissement total est 14,9 millions de dollars sur 3 ans et il sera accordé à l’ONE pour l’exécution de ce projet, 5,855 millions de dollars et une subvention supplémentaire de 1,1 million de dollars.

L’objectif du gouvernement sénégalais est de porter le taux d’électrification rurale à au moins 62 pc à l’horizon 2022, soit le raccordement de 22.500 nouveaux ménages par an au lieu de 4.150 enregistrés sur la période 1995/2003.

Une entreprise française sur 4 touchée par la crise du crédit

Vingt-cinq pour cent des entreprises françaises ont été affectées par la crise mondiale du crédit, contre une moyenne de 31% pour les entreprises européennes, selon une étude publiée par la société d’assurance-crédit Atradius.

Toutefois, le pire semble à venir puisque près d’une entreprise sur deux craint un impact sur son activité dans l’année en cours, les principaux effets indirects attendus étant le ralentissement économique, les défauts de paiement et l’augmentation du coût d’accès au financement.

Au cours des six derniers mois, la majorité (66%) des entreprises françaises n’a pas été confrontée à des resserrements de crédit à long terme, mais elles tablent sur un resserrement modéré dans les 12 prochains mois.

Enfin, les entreprises françaises sont 43% à s’attendre à un ralentissement tant de l’économie nationale que de l’économie mondiale.

“Si pour le moment les effets de la crise du crédit se font relativement peu sentir en France, les tendances à l’augmentation des défauts de paiement et au ralentissement économique laissent présager que le pire est à venir”, souligne Atradius dans un communiqué.

L’enquête a été réalisée par l’institut de sondage Heliview en coopération avec la Credit Research Foundation auprès de quelque 2.500 entreprises de 14 pays (Belgique, Danemark, France, Allemagne, Italie, Pays-Bas, Espagne, Suisse, Suède, Royaume-Uni, Australie, Nouvelle-Zélande, Mexique et Etats-Unis).

L’étude détaillée peut être consultée sur le site www.atradius.fr

Maroc: l’heure légale sera avancée d’une heure à partir du 1er juin

L’heure légale sera avancée d’une  heure à partir du samedi 31 mai 2008 à 24h00, dans l’ensemble du  Maroc, selon un communiqué publié mardi par le ministère marocain  de la Modernisation des secteurs publics.

Le retour à la normale se fera à compter du dimanche 28  septembre prochain à minuit, en retardant l’heure de soixante  minutes à compter du samedi 27 septembre 2008 à 24h00.

Selon la même source, ce changement de l’heure légale au Maroc qui intervient conformément aux dispositions du décret N0 2-08-224, vise à réaliser des économies d’énergie en réduisant les besoins  d’éclairage dans les ménages et dans les différents secteurs  publics et de production, en faisant correspondre les heures  d’activités avec celles d’ensoleillement.

Cette mesure ambitionne également une meilleure  synchronisation, en termes d’échange avec les partenaires  commerciaux régionaux et internationaux du Maroc, à leur tête  l’Union européenne (UE).

Un fonds spécial au Maroc pour faire face au surenchérissement de la facture pétrolière

Le Maroc mettra en place un fond spécial pour faire face à la flambée des prix du pétrole et qui sera alimenté par 800 millions de dollars fournis par l’Arabie Saoudite et les Emirats arabes unis.

Ce fond, premier en son genre au Maroc, s’assigne pour objectif d’atténuer l’impact de la facture énergétique sur l’économie du pays, indique le ministère de l’Economie et des finances.

Cette mesure intervient après la décision annoncée vendredi, par les Emirats arabes unis (EAU) d’accorder au Maroc un soutien financier de 300 millions de dollars pour faire face au surenchérissement de la facture pétrolière. Cette aide s’ajoute à une aide saoudienne similaire de 500 millions de dollars annoncée le 6 mai dernier.

Le Maroc, qui importe tous ses besoins pétroliers avoisinant 7 millions de tonnes, a dû dépenser plus de 2.5 milliards de dollars en 2007 en termes d’achats pétroliers mais il a été amené à verser plus d’un milliard de dollar pour seulement le premier trimestre 2008, soit une hausse de près de 70 pour cent par rapport à la même période de 2007.

Les autorités marocaines avaient décidé de ne pas répercuter la flambée des produits pétroliers sur les consommateurs en renonçant au principe d’indexation.

La caisse publique de soutien aux carburants et à certains produits de première nécessité devrait verser, au rythme actuel, près de 37 milliards de dirhams ( 5 milliards de dollars) en 2008, dont la moitié affectée aux produits pétroliers.

Affaire Kerviel: un rapport interne met en cause la hiérarchie du trader

Le comité spécial mis en place par la Société générale pour enquêter sur les fraudes imputées à Jérôme Kerviel a mis en cause, dans un rapport publié vendredi, la hiérarchie du trader et le dispositif de contrôle de la banque française. L’Inspection générale de la banque, elle, évoque des “indices de complicité interne”.

“La fraude a été facilitée ou sa détection retardée par les faiblesses de la supervision du trader et du dispositif de contrôle des activités de marché”, peut-on lire dans le rapport du comité, dont le conseil d’administration de la Société générale a “approuvé les conclusions”.

“La hiérarchie du trader, qui constituait le premier niveau de contrôle, s’est avérée défaillante dans la supervision de ses activités”, estime le comité présidé par Jean-Martin Folz, qui note que le “superviseur immédiat manquait d’expérience”.

Par ailleurs, le rapport souligne “certaines faiblesses” dans les fonctions de contrôle de la banque: manque de moyens, “absence de certains contrôles” ou encore “réactivité insuffisante”.

De son côté, l’Inspection générale de la banque, dans un rapport daté du 20 mai et publié par la Société générale vendredi, dit avoir “relevé des indices de complicité interne, celle d’un assistant trader, agent du ‘middle office opérationnel’ dédié à l’activité de JK (Jérôme Kerviel)”.

Ce complice a assisté le trader dans “de nombreuses opérations de nature frauduleuse”, et l’Inspection générale déclare également avoir “relevé un message électronique qui semble établir qu’il avait connaissance du résultat réalisé par JK sur ses transactions frauduleuses”.

“En raison de l’enquête judiciaire en cours, nous n’avons pas pu interroger cet agent à ce sujet. L’éventualité d’une telle complicité interne devra donc être confirmée par la justice”, souligne l’Inspection générale.

Jérôme Kerviel est accusé d’avoir causé des pertes de 4,9 milliards d’euros à sa banque, qui a dévoilé l’affaire en janvier dernier. L’inspection générale déclare n’avoir relevé aucun signe de “détournement” de sa part, mais souligne qu’il avait pu espérer, en augmentant ses résultats, s’assurer des bonus plus importants.

AP