Le pétrole s’approche des 124 dollars à New York et des 123 à Londres
Les prix du pétrole ont encore affolé les compteurs mercredi, en se rapprochant à toute vitesse des 124 dollars le baril à New York et des 123 dollars à Londres, en dépit d’une forte reconstitution des stocks pétroliers aux Etats-Unis, premier consommateur mondial d’énergie.
Après avoir clôturé à 123,19 dollars, un plus haut en clôture, le baril de “light sweet crude” pour livraison en juin est monté à 123,93 dollars lors des échanges électroniques d’après séance sur le New York Merchantile Exchange (Nymex).
Sur la séance, il a gagné 1,69 dollar par rapport à son niveau de clôture mardi.
A Londres, le baril de Brent de la Mer du Nord, plus lourd et plus soufré - et donc moins cher - a pour sa part avancé vers la barre des 123 dollars. Le contrat pour livraison en juin s’est hissé à 122,78 dollars, du jamais vu. Il a fini à 122,32 dollars à la clôture, soit une progression de 2,01 dollars par rapport à la veille.
Cette nouvelle effervescence des prix intervient alors même que les stocks pétroliers se sont fortement reconstitués aux Etats-Unis, à l’approche de l’été, période de grands déplacements en voitures aux Etats-Unis (”driving season”).
Les réserves de brut américaines ont augmenté de 5,7 millions de barils la semaine dernière, contre une progression de 1,63 million attendue, tandis que les stocks d’essence se sont étoffés de 800.000 barils, soit mieux que les 100.000 barils annoncés par les spécialistes.
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