Le dollar faible propulse le baril vers de nouveaux records
Le pétrole a inscrit mardi un nouveau record, approchant le seuil des 114 dollars, en réaction à un nouvel accès de faiblesse du dollar, aux problèmes d’approvisionnements et à une demande de gazole en hausse en provenance de la Chine au mois de mars.
A 14h50 GMT, le contrat mai, qui expire mardi, sur le brut léger américain gagnait 1,84 dollar, soit 1,66%, à 113,62 dollars le baril et le Brent prenait 1,80 dollar (1,64%) à 111,64 dollars.
Le baril texan a atteint en séance 113,93 dollars.
“La Banque centrale européenne ne va sans doute pas abaisser ses taux puisqu’elle reste concentrée sur l’inflation”, note Mike Fitzpatrick, vice-président de MF Global.
“Cela signifie également que le G7 risque de ne pas trouver d’accord sur les changes. Avec une Réserve fédérale concentrée sur la faiblesse de l’économie, un dollar qui continue à glisser, les fonds continuent à acheter.”
“On est dans la continuité de la tendance haussière. La fermeture des ports mexicains nous a fait franchir de nouveaux records”, observe Tom Bentz, analyste à BNP Paribas Commodity Futures, “le dollar reste proche de ses plus bas records, en dépit d’une légère embellie provoquée par le PPI”.
Les trois principaux ports mexicains d’exportation de brut étaient fermés mardi pour le deuxième jour consécutif pour cause de mauvais temps.
Les importations chinoises de gazole ont rebondi en mars à 490.000 tonnes contre 327.753 tonnes en février.
Reuters
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