Crise des “subprimes”: le PDG de Citigroup sur le départ

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Le PDG de Citigroup, Charles Prince, est sur la sellette alors que la première banque mondiale paie au prix fort la crise des crédits hypothécaires à risque, qui a déjà coûté la tête du patron de Merrill Lynch.

Le conseil d’administration de Citigroup doit tenir aujourd’hui une réunion d’urgence pour envisager de nouvelles dépréciations d’actifs liés à la débâcle des “subprimes” et se prononcer sur l’avenir de son dirigeant.

Mais “Chuck” Prince, 57 ans, a préféré agir “avant que le conseil d’administration ne décide de son sort”, et présenter sa démission, d’après des sources proches du dossier.

Le départ de Charles Prince, s’il est confirmé, interviendrait moins d’une semaine après celui de Stanley O’Neal, PDG de Merrill Lynch, la banque qui a accusé les plus lourdes pertes liés à la déroute des “subprimes”

La crise, qui a débuté par le ralentissement du marché immobilier américain et a déstabilisé le secteur des prêts hypothécaires à risque - ceux accordés aux ménages au profil financier fragile -, a eu un effet domino sur plusieurs types de placements, en raison de la multiplicité sur le marché de titres dérivés de créances.

Ces titres, qui présentaient en théorie de forts rendements, sont devenus des coquilles vides en raison du grand nombre d’emprunteurs incapables d’honorer leurs créances, notamment les foyers qui ont emprunté à des taux très élevés pour acheter un logement quand le marché immobilier s’envolait.

M. Prince, qui règne depuis quatre ans sur les destinées de Citigroup, s’est fréquemment vu reprocher de ne pas en tirer le maximum de rentabilité. Il a également été jugé insuffisamment prudent face au tumulte financier estival qui a fortement pénalisé les derniers résultats de la banque.

Citigroup a vu son bénéfice net au 3e trimestre plonger de 57%, à 2,38 milliards de dollars, et a dû déprécier dans ses comptes 1,35 milliard. La banque a aussi perdu 1,56 milliard sur son portefeuille de titres obligataires adossés à des crédits “subprime”, et 636 millions dans les activités de marché.

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